La Global Water Initiative (GWI) était un programme de recherche-action et de plaidoyer qui a pris place de 2008 à 2017. Le projet est maintenant clos. Ce site n'est plus mis à jour, mais l’ensemble de ses ressources restent accessibles jusqu'au 1er octobre 2020, date à laquelle il sera également fermé. Après cette date, des informations sur le projet et les principales publications de GWI resteront disponibles sur le site internet de l'IIED et dans sa section Publications.

  • English
  • Français

Niger

Rapport semestriel sur les fondements pour l’apprentissage et l’influence

Français

En vue de d’apporter un changement positif et durable dans le domaine de l'eau et de l'assainissement dans les communautés rurales, les plus démunies, GWI s’est engagé dans la sphère politique. Pour ce faire, nous avons sollicité l’aide d'experts externes de manière à avoir le plus grand impact possible. Grâce à leur soutien, nous sommes déjà parvenus à accroître notre visibilité dans des forums mondiaux importants et à mieux valoriser nos recherches et les causes pour lesquelles nous travaillons.

Processus de mise en place du comité local de l'eau dans le bassin versant de la Tarka, Madaoua, Niger

Français

Ce rapport documente l’expérience de la GWI lors de l’établissement d’un Comité local de l’eau pilote à Madaoua, dans le sous-bassin de la vallée de la Tarka au Niger. Nous avons choisi cette région car elle se trouve au cœur de la zone la plus vulnérable de la plaine inondable de la vallée de la Tarka. Nous avons formé une équipe de neuf animateurs locaux, qui se sont rendus dans de nombreux villages pour sensibiliser les habitants aux activités pilotes.

Statut foncier des terres aménagées dans le cadre du programme Kandadji

Français

38 000 habitants seront déplacées lors de la construction du barrage de Kandadji au Niger. Nous avons réalisé une étude sur les aspects juridiques de ce déplacement, en examinant des moyens permettant à l’État d’optimiser son investissement tout en veillant à ce que la compensation des populations déplacées soit juste. Cette étude pèse le pour et le contre des différents modes de gestion des processus juridiques au sein des zones affectées par un barrage.

Capitalisation des expériences de la GIRE dans la Basse Vallée de la Tarka, Niger

Français

À l'occasion du troisième anniversaire de la mise en œuvre du projet novateur GIRE (Gestion intégrée des ressources en eau) en Afrique de l'Ouest, GWI a décidé d’évaluer son impact dans la région. Ce rapport présente à la fois les succès observés tout au long et les améliorations qui s’imposent. Tout en clarifiant les objectifs de la GIRE, l'auteur explique les questions juridiques et politiques à prendre en compte, et aborde des questions géologiques importantes.

Evaluation externe de GWI à mi parcours 2011

Français

La GWI a demandé à des experts en GIRE de l’Institut d’ingénierie 2IE de se rendre dans chacun des quatre sites de projet pour évaluer l’approche et l’expérience acquise en matière de GIRE que la GWI promeut auprès de ses partenaires locaux. Ce rapport analyse les projets de terrain par rapport à un ensemble d’indicateurs de GIRE normalisés et il identifie les forces et les faiblesses du programme de la GWI.

GWI AO rapport de suivi

Français

Ce rapport présente des graphes des progrès accomplis vers la satisfaction des objectifs du programme, en montrant la progression des indicateurs régionaux de 2010 à 2012 à travers un suivi basé sur les résultats de la GWI. Les effets du programme comprennent l’adoption de bons comportements d’hygiène ; les populations sont en mesure de toujours boire de l’eau propre ; mise au rebut sans risque des fèces des jeunes enfants, et réduction des conflits liés à l’usage de l’eau.

Méthodologie de S&E de GWI WA: des outils d'apprentissage

Français

La GWI a initialement été conçue comme un programme sur dix ans et l’IIED, en collaboration avec l’IWEL, a mis au point une stratégie de suivi-évaluation à deux volets. Tout d’abord une approche axée sur les résultats avec 11 effets de programme d’ici à 2017 et le suivi de données régionales normalisées, à partir de bases de référence établies en 2009 et 2010. Deuxièmement, un processus interne d’apprentissage, de partage et de diffusion des enseignements et des expériences au sein des équipes de projet à travers la région et auprès d’autres acteurs locaux et nationaux.

Des latrines de démonstration à l’assainissement total piloté par la communauté (ATPC)

Français

En 2008, GWI a lancé un projet d'assainissement durable au Burkina Faso, au Ghana, au Mali, au Niger et au Sénégal. Le principal objectif de ce projet était de construire des « latrines de démonstration » dans des zones rurales, où la défécation à l'air libre et l'élimination peu hygiénique des matières fécales d'enfants étaient des pratiques largement répandues. Cependant, ces latrines (en particulier les latrines VIP dont les gouvernements faisaient la promotion) se sont avérées inefficaces en termes de coûts, de durabilité et de réplicabilité.

Guide pratique pour la construction de latrine à simple fosse

Français

La GWI facilite la construction de latrines robustes et appropriées à prix abordable. Ce manuel illustré s’adresse aux délégués en charge de l’assainissement communautaire et aux villageois déjà motivés pour construire leur propre latrine ; il est préférable de l’utiliser parallèlement à un programme d’Assainissement total piloté par la communauté (ATPC). Il énonce les principes directeurs à respecter lors de la construction et de l’entretien d’une latrine, notamment les facteurs à prendre en compte au moment de décider de son emplacement.

Pages

Nos travaux au Niger se concentrent sur la sécurisation du régime foncier pour l'État et les exploitants familiaux touchés par la construction du barrage de Kandadji. Nous étudions aussi l'impact économique global du barrage, en termes d'amélioration des moyens de subsistance des communautés qu'il affecte, principalement par le biais de mécanismes de partage des bénéfices, tels que la création d'un fonds de développement local.

L'irrigation à grande échelle au Niger a été un axe majeur de développement depuis l'indépendance du pays en 1964. Toutefois, l'investissement dans les périmètres d'irrigation a été faible au cours des vingt dernières années, en raison d'un manque de fonds et de problèmes fonciers. Ce n'est que maintenant qu'il affiche une nouvelle croissance.

Barrage de Kandadji

Le barrage de Kandadji (actuellement en construction) est au cœur des projets du gouvernement du Niger pour irriguer la vallée du Niger, avec une étendue estimée à 6 000 hectares de terres irriguées aménagées au titre de la phase actuelle, et 45 000 hectares d'ici à 2034. Le site du barrage est proche de la ville de Kandadji, dans le département de Tillabéri, au nord-ouest de Niamey, la capitale du pays.

La construction a démarré en 2008 et elle est gérée par le Haut Commissariat de l'aménagement de la vallée du Niger (HCAVN), un organe public relevant de l'Office du Premier Ministre. Le barrage sera une source importante d'hydroélectricité et il contribuera au développement de l'agriculture irriguée.

L'Office national des aménagements hydro-agricoles (ONAHA) a été créé en 1978 pour gérer les périmètres d'irrigation et soutenir les agriculteurs et les producteurs qui y travaillent. La GWI en Afrique de l'Ouest travaille en étroite collaboration avec l'ONAHA ainsi qu'avec le HCAVN, les communautés locales et les groupes de producteurs.

Régime foncier : la solution d'un bail à long terme

Au Niger, comme dans d'autres pays de la région, le succès du secteur agricole irrigué dépend de la résolution des problèmes qui gravitent autour de la question foncière. Au Niger, aux yeux de la loi, le gouvernement peut exproprier un occupant de ses terres si cela est jugé d'utilité publique – comme c'est le cas pour la construction d'un barrage et le développement d'un périmètre d'irrigation. Toutefois, il existe également une obligation légale d'indemniser en nature les propriétaires coutumiers pour les terres dont ils ont été expropriés. Le gouvernement propose des terres faisant partie du nouveau périmètre d'irrigation aux communautés déplacées toutefois, comme les terres appartiennent désormais à l'État en tant que propriété publique, il est impossible d'accorder des titres de propriété privée.

Pour résoudre cette question, la GWI en Afrique de l'Ouest a travaillé avec des experts juridiques ainsi que des acteurs locaux en vue d'élaborer une proposition de bail à long terme. Le gouvernement tout comme les communautés locales ont participé aux dialogues et aux consultations concernant cette proposition et, une fois les deux points de vue bien pesés, il a été décidé à l'unanimité de poursuivre dans ce sens et d'appliquer cette solution foncière innovante.

Nous travaillons avec l'ONAHA afin de mettre en œuvre cette nouvelle solution juridique en vue de sécuriser le régime foncier d'un périmètre d'irrigation proche de Niamey. Sur la base de cette expérience, nous espérons renforcer les capacités de l'organisme – y compris par l'élaboration d'un guide d'exploitation – à soutenir des processus analogues dans les 73 autres périmètres d'irrigation du Niger. Ceci comprendra :

  • la résolution de tout différend éventuel sur la propriété ou l'indemnisation concernant des terres coutumières ;
  • la cartographie et l'immatriculation des terres au nom du gouvernement ;
  • la délivrance de contrats juridiques fiables à tous les agriculteurs individuels du périmètre en se servant de modèles de contrats préparés et finalisés dans le cadre de nos travaux précédents.

Nos recherches informeront aussi le gouvernement sur les incohérences que présentent le cadre juridique existant qui tendent à entraver un processus de prise de décisions efficace et transparent en matière de terres expropriées par l'État à des fins de développement d'un périmètre d'irrigation.

Partage des bénéfices par le biais d'un fonds de développement local : FIDEL-K

Les dernières études de conception pour le volet hydroélectrique du barrage de Kandadji ont maintenant été lancées et la société publique NIGELEC devrait gérer l'installation. La GWI en Afrique de l'Ouest a aidé les autorités nigériennes à concevoir un fonds de développement local qui recevrait deux ou trois pour cent des recettes hydroélectriques du barrage de Kandadji.

Au cours du siècle d'existence du barrage, ce fonds permettra de couvrir l'évolution des besoins de la population locale – tel qu'un complément d'éducation, des investissements agricoles ou de meilleurs approvisionnements en eau – et apportera un soutien flexible capable de réduire la dépendance à l'égard du gouvernement pour résoudre les conflits nés de la réinstallation. Outre les recettes générées par l'hydroélectricité, les bénéfices partagés pourront inclure l'accès à des terres irriguées, une portion de l'électricité générée ou une pêcherie organisée.

Pour plus d'information sur nos travaux, voir: Partager les bénéfices