La Global Water Initiative (GWI) était un programme de recherche-action et de plaidoyer qui a pris place de 2008 à 2017. Le projet est maintenant clos. Ce site n'est plus mis à jour, mais l’ensemble de ses ressources restent accessibles jusqu'au 1er octobre 2020, date à laquelle il sera également fermé. Après cette date, des informations sur le projet et les principales publications de GWI resteront disponibles sur le site internet de l'IIED et dans sa section Publications.

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Niger

Capitalisation de l’expérience GWI en matière d’assainissement total piloté par la communauté (ATPC) au Niger

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GWI s’attaque aux problèmes d'assainissement dans les zones rurales du Niger, notamment dans la basse vallée de la Tarka. Notre projet de « latrines de démonstration » lancé en 2008 a ouvert la voie au processus d'assainissement total piloté par les communautés (ATPC) mis en œuvre en 2010. L'ATPC a pour but de favoriser la responsabilisation et de changer les comportements. Dans ce document, nous suivons l'évolution de l'ATPC au Niger, en mettant l'accent sur des exemples pertinents dans le bassin de la Tarka.

Des latrines de démonstration à l’assainissement total piloté par la communauté (ATPC)

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En 2008, GWI a lancé un projet d'assainissement durable au Burkina Faso, au Ghana, au Mali, au Niger et au Sénégal. Le principal objectif de ce projet était de construire des « latrines de démonstration » dans des zones rurales, où la défécation à l'air libre et l'élimination peu hygiénique des matières fécales d'enfants étaient des pratiques largement répandues. Cependant, ces latrines (en particulier les latrines VIP dont les gouvernements faisaient la promotion) se sont avérées inefficaces en termes de coûts, de durabilité et de réplicabilité.

Guide de formation des communautés au suivi des travaux de réalisation d’un mini réseau d’approvisionnement en eau à énergie solaire

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Pour que les membres d’une communauté puissent assurer le suivi de la construction de leur réseau d’approvisionnement en eau, ils doivent d’abord comprendre les principes d’ingénierie nécessaires à son fonctionnement. Ils sont tenus d’étudier l’emplacement et la construction de plusieurs équipements (point d’eau principal, réseau de canalisations, château d’eau et générateur solaire).

Contractualisation de la réalisation des points d’eau: formulaires de réception provisoire et définitive

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Les usagers de l’eau ont besoin de mécanismes pour obliger les entrepreneurs à leur rendre des comptes dans le cadre de la construction des points d’eau. Grâce à ces formulaires de la GWI, le Comité des usagers de l’eau a la possibilité de procéder à un inventaire détaillé et à une évaluation rigoureuse de la qualité du travail effectué par l’entrepreneur, de manière à ce que l’ouvrage, une fois terminé, soit conforme à la conception initiale.

Guide de formation des communautés au suivi des travaux de réalisation de forage

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Les communautés ont le droit d’être informées des décisions relatives à leur systèmes d’approvisionnement en eau. Cette formation participative de la GWI permet aux communautés de superviser la phase de construction de leur point d’eau en expliquant comment reconnaître une construction de bonne ou de mauvaise qualité et comment intervenir en cas de besoin. Les séances de formation sont simples et clairement structurées et elles comprennent des modules de discussion ainsi que des démonstrations pratiques.

Fiches de suivi de points d’eau et de latrines

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La GWI recommande un suivi régulier des points d’eau et des latrines pour veiller à ce que toutes les pièces soient maintenues en bon état et à ce que les problèmes potentiels soient identifiés de bonne heure. Nous avons produit ce guide pour aider les délégués du village et les agents des autorités locales à assurer eux-mêmes un suivi régulier des installations. Nous établissons un lien entre le suivi et le financement, car il est essentiel de générer suffisamment de fonds pour assurer l’entretien régulier des points d’eau et des latrines.

Démarche qualité pour la réalisation d’infrastructures durables en Afrique de l’Ouest

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L’assurance qualité est un élément essentiel de la construction des infrastructures hydrauliques. Ce document pratique décrit l’approche de la GWI en matière d’approvisionnement en eau durable en Afrique de l’Ouest. Parmi les étapes importantes, on peut citer l’organisation des projets d’une manière claire, formelle et rigoureuse (voir l’aide-mémoire joint), la vérification méthodique des compétences des entrepreneurs, du matériel et de l’équipement utilisés pour veiller à ce qu’ils soient adaptés et la garantie de la transparence à toutes les étapes.

Faire le bon choix : un comparatif des technologies d’approvisionnement en eau en milieu rural

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Dans notre but d'améliorer l'accès à l'eau potable, nous avons réuni diverses communautés au Burkina Faso, au Ghana, au Mali, au Niger et au Sénégal en vue d’engager une réflexion sur les technologies les plus adaptées à leurs contextes respectifs. Pour les zones rurales d'Afrique de l'Ouest, quatre options se profilent : deux types de forage et deux types de puits à grand diamètre. En présentant les avantages et les inconvénients de chaque option, nous permettons aux communautés de prendre des décisions éclairées quant à l'infrastructure la plus appropriée pour elles.

Proposition d'un guide d'utilisation des images pour animer sur la GIRE

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Un infographiste pédagogue a travaillé avec la GWI pour produire cette série d’images accessibles afin de communiquer les principes de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE). Ces images peuvent servir d’aide-mémoire aux animateurs et aux usagers de l’eau et elles sont particulièrement utiles dans le cadre d’une formation des communautés où la majorité des usagers de l’eau sont analphabètes (jusqu’à 90 % des habitants dans certaines communautés de projet où travaille la GWI Niger).

Pages

Nos travaux au Niger se concentrent sur la sécurisation du régime foncier pour l'État et les exploitants familiaux touchés par la construction du barrage de Kandadji. Nous étudions aussi l'impact économique global du barrage, en termes d'amélioration des moyens de subsistance des communautés qu'il affecte, principalement par le biais de mécanismes de partage des bénéfices, tels que la création d'un fonds de développement local.

L'irrigation à grande échelle au Niger a été un axe majeur de développement depuis l'indépendance du pays en 1964. Toutefois, l'investissement dans les périmètres d'irrigation a été faible au cours des vingt dernières années, en raison d'un manque de fonds et de problèmes fonciers. Ce n'est que maintenant qu'il affiche une nouvelle croissance.

Barrage de Kandadji

Le barrage de Kandadji (actuellement en construction) est au cœur des projets du gouvernement du Niger pour irriguer la vallée du Niger, avec une étendue estimée à 6 000 hectares de terres irriguées aménagées au titre de la phase actuelle, et 45 000 hectares d'ici à 2034. Le site du barrage est proche de la ville de Kandadji, dans le département de Tillabéri, au nord-ouest de Niamey, la capitale du pays.

La construction a démarré en 2008 et elle est gérée par le Haut Commissariat de l'aménagement de la vallée du Niger (HCAVN), un organe public relevant de l'Office du Premier Ministre. Le barrage sera une source importante d'hydroélectricité et il contribuera au développement de l'agriculture irriguée.

L'Office national des aménagements hydro-agricoles (ONAHA) a été créé en 1978 pour gérer les périmètres d'irrigation et soutenir les agriculteurs et les producteurs qui y travaillent. La GWI en Afrique de l'Ouest travaille en étroite collaboration avec l'ONAHA ainsi qu'avec le HCAVN, les communautés locales et les groupes de producteurs.

Régime foncier : la solution d'un bail à long terme

Au Niger, comme dans d'autres pays de la région, le succès du secteur agricole irrigué dépend de la résolution des problèmes qui gravitent autour de la question foncière. Au Niger, aux yeux de la loi, le gouvernement peut exproprier un occupant de ses terres si cela est jugé d'utilité publique – comme c'est le cas pour la construction d'un barrage et le développement d'un périmètre d'irrigation. Toutefois, il existe également une obligation légale d'indemniser en nature les propriétaires coutumiers pour les terres dont ils ont été expropriés. Le gouvernement propose des terres faisant partie du nouveau périmètre d'irrigation aux communautés déplacées toutefois, comme les terres appartiennent désormais à l'État en tant que propriété publique, il est impossible d'accorder des titres de propriété privée.

Pour résoudre cette question, la GWI en Afrique de l'Ouest a travaillé avec des experts juridiques ainsi que des acteurs locaux en vue d'élaborer une proposition de bail à long terme. Le gouvernement tout comme les communautés locales ont participé aux dialogues et aux consultations concernant cette proposition et, une fois les deux points de vue bien pesés, il a été décidé à l'unanimité de poursuivre dans ce sens et d'appliquer cette solution foncière innovante.

Nous travaillons avec l'ONAHA afin de mettre en œuvre cette nouvelle solution juridique en vue de sécuriser le régime foncier d'un périmètre d'irrigation proche de Niamey. Sur la base de cette expérience, nous espérons renforcer les capacités de l'organisme – y compris par l'élaboration d'un guide d'exploitation – à soutenir des processus analogues dans les 73 autres périmètres d'irrigation du Niger. Ceci comprendra :

  • la résolution de tout différend éventuel sur la propriété ou l'indemnisation concernant des terres coutumières ;
  • la cartographie et l'immatriculation des terres au nom du gouvernement ;
  • la délivrance de contrats juridiques fiables à tous les agriculteurs individuels du périmètre en se servant de modèles de contrats préparés et finalisés dans le cadre de nos travaux précédents.

Nos recherches informeront aussi le gouvernement sur les incohérences que présentent le cadre juridique existant qui tendent à entraver un processus de prise de décisions efficace et transparent en matière de terres expropriées par l'État à des fins de développement d'un périmètre d'irrigation.

Partage des bénéfices par le biais d'un fonds de développement local : FIDEL-K

Les dernières études de conception pour le volet hydroélectrique du barrage de Kandadji ont maintenant été lancées et la société publique NIGELEC devrait gérer l'installation. La GWI en Afrique de l'Ouest a aidé les autorités nigériennes à concevoir un fonds de développement local qui recevrait deux ou trois pour cent des recettes hydroélectriques du barrage de Kandadji.

Au cours du siècle d'existence du barrage, ce fonds permettra de couvrir l'évolution des besoins de la population locale – tel qu'un complément d'éducation, des investissements agricoles ou de meilleurs approvisionnements en eau – et apportera un soutien flexible capable de réduire la dépendance à l'égard du gouvernement pour résoudre les conflits nés de la réinstallation. Outre les recettes générées par l'hydroélectricité, les bénéfices partagés pourront inclure l'accès à des terres irriguées, une portion de l'électricité générée ou une pêcherie organisée.

Pour plus d'information sur nos travaux, voir: Partager les bénéfices