La Global Water Initiative (GWI) était un programme de recherche-action et de plaidoyer qui a pris place de 2008 à 2017. Le projet est maintenant clos. Ce site n'est plus mis à jour, mais l’ensemble de ses ressources restent accessibles jusqu'au 1er octobre 2020, date à laquelle il sera également fermé. Après cette date, des informations sur le projet et les principales publications de GWI resteront disponibles sur le site internet de l'IIED et dans sa section Publications.

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Les femmes et l'agriculture irriguée

De par sa tradition, en Afrique de l'Ouest, la riziculture est une activité pratiquée par les femmes, ainsi que par les jeunes, mais malgré cela, les terres irriguées sont presque toujours attribuées aux hommes. Généralement, les femmes ne possèdent pas de terres et ne les reçoivent pas en héritage ; le plus souvent, elles ne participent pas pleinement aux processus publics.

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Le rôle des femmes dans la production de riz

Nos recherches sur la riziculture familiale dans les zones irriguées par des grands barrages au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal montrent que les femmes veulent davantage d'autonomie économique et sociale. Pour y parvenir, elles ont besoin d'être à même de diversifier leurs sources de revenus et d'avoir plus de poids dans les décisions prises par les producteurs locaux et les organisations communautaires. Toutefois, cela ne peut se faire sans se pencher sur les barrières sociales et culturelles qui font obstacle à l'indépendance et l'émancipation des femmes.

De récentes recherches par la Banque mondiale précisent que « même si les femmes constituent la majeure partie des travailleurs agricoles d'Afrique, elles sont souvent tenues à l'écart de la propriété foncière, de l'accès au crédit et aux intrants de production tels que les engrais, les pesticides et les outils agricoles, le soutien des services de vulgarisation, et l'accès aux marchés et autres facteurs indispensables à leur productivité ». [Résumé du rapport disponible en français]

Pour permettre aux femmes d'être plus autonomes et d'accroître leurs moyens de subsistance tout en contribuant à l'économie plus large, les besoins propres des agricultrices doivent être pris en compte par les décideurs et par les organisations paysannes locales.

Au Mali, les femmes à l’intérieur du périmètre irrigué du barrage de Sélingué gagnent leur vie grâce à l'étuvage du riz. Elles veulent accéder aux marchés, au crédit et ont besoin d’un espace où pouvoir travailler.

Au Burkina Faso, dans les zones irriguées à Bagré, les femmes veulent accéder à leurs propres terres pour pouvoir cultiver plus de riz, améliorer leurs moyens de subsistance et, à terme, être en mesure d'acheter les engrais et le matériel requis pour produire plus et mieux.

Comment soutenons-nous les agricultrices?

La GWI en Afrique de l'Ouest travaille avec des agricultrices burkinabè du périmètre irrigué de Bagré à travers la réalisation de vidéos participatives. Les avis, les espoirs et les préoccupations des femmes ont été documentés grâce à cette approche innovante, visionnés et débattus avec l'ensemble de la communauté puis partagés avec les responsables du périmètre.

Dans le cadre de nos travaux sur les liens entre les différentes catégories d'agriculteurs, les tailles de parcelle et les systèmes de production, nous nous penchons tout particulièrement sur le rôle des femmes dans la filière rizicole.

Pour plus d'information sur ces travaux, voir: Responsabiliser les exploitants familiaux.