La Global Water Initiative (GWI) était un programme de recherche-action et de plaidoyer qui a pris place de 2008 à 2017. Le projet est maintenant clos. Ce site n'est plus mis à jour, mais l’ensemble de ses ressources restent accessibles jusqu'au 1er octobre 2020, date à laquelle il sera également fermé. Après cette date, des informations sur le projet et les principales publications de GWI resteront disponibles sur le site internet de l'IIED et dans sa section Publications.

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Partager les bénéfices

Quand un grand barrage est construit, il transforme l'utilisation et l'accès aux terres et à l'eau dans la région tout en créant de nouvelles ressources (terres irriguées, pêcheries, énergie). Avec cette transformation, on tourne le dos à la gouvernance coutumière des ressources, en faveur d'une gouvernance moderne à travers le droit écrit.

Le changement d'une forme coutumière à une forme moderne de gouvernance peut déboucher sur des malentendus ou des conflits concernant l'accès aux ressources, ou les responsabilités de gestion des différents acteurs. Il est essentiel de prévoir des consultations poussées et des processus qui respectent les droits coutumiers des habitants et rétablissent leurs moyens de subsistance (pour ceux qui sont réinstallés) si l’on veut obtenir des résultats équitables tels qu'ils sont envisagés par la Commission mondiale des barrages ou le Protocole d’évaluation de la durabilité pour l’hydroélectricité (Hydropower Sustainability Assessment Protocol).

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Partager les bénéfices des barrages de manière équitable entre les différents secteurs et les différents usagers

Depuis 2009, la GWI en Afrique de l'Ouest travaille avec l’ensemble des parties prenantes concernées par les futurs barrages de Kandadji au Niger et Fomi en Guinée, afin de planifier un partage des bénéfices effectif avec les populations locales. Nous nous sommes concentrés sur les thèmes suivants :

  • partager les recettes issues de la production énergétique pour appuyer le développement local sur le long terme (comme par exemple le projet de création d'un fonds de développement local à Kandadji – FIDEL/K)
  • aboutir à des accords écrits entre l'État et les populations et les faire respecter, et enfin
  • identifier et tenter de combler les lacunes en termes sécurisation foncière de manière à gérer correctement la compensation des terres des populations affectées (48 000 personnes à Fomi, 38 000 personnes à Kandadji).

La sécurisation foncière est également un élément important de notre travail sur la responsabilisation des exploitants familiaux (voir Responsabiliser les exploitants familiaux).

Convenir des rôles et responsabilités

Les grands périmètres irrigués en Afrique de l'Ouest sont institutionnellement complexes. Ils constituent généralement de petites poches à part dans le paysage local, gérées directement par l'État, sans forcément être conforme ni aux règlements des collectivités locales, ni à ceux des autorités régionales, ni encore à ceux des autorités locales coutumières. Dans le même temps, la décentralisation gagne du terrain et la démocratie locale a un rôle clé à jouer.

La GWI en Afrique de l'Ouest estime que la responsabilisation des exploitants familiaux et la redéfinition des rôles et responsabilités de l'État, des collectivités locales et des organisations de producteurs peuvent déboucher sur des résultats plus équitables et plus durables. Nos travaux au Sénégal ont incité les acteurs locaux à signer une Charte du Domaine irrigué qui redéfinit les rôles dans la gestion des terres et de l’eau dans les zones irriguées par les barrages de Niandouba et de Confluent.