La Global Water Initiative (GWI) était un programme de recherche-action et de plaidoyer qui a pris place de 2008 à 2017. Le projet est maintenant clos. Ce site n'est plus mis à jour, mais l’ensemble de ses ressources restent accessibles jusqu'au 1er octobre 2020, date à laquelle il sera également fermé. Après cette date, des informations sur le projet et les principales publications de GWI resteront disponibles sur le site internet de l'IIED et dans sa section Publications.

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Sénégal

Notre travail au Sénégal s'attache à aider les exploitants familiaux qui cultivent, transforment et commercialisent le riz dans la zone irriguée qui ceinture les barrages de Niandouba et du Confluent dans le bassin de l'Anambé. Nous étudions aussi l'impact économique global des barrages, en termes de retour global sur investissement et du point de vue du rôle qu'ils jouent dans l'amélioration des moyens de subsistance des communautés qu'ils affectent.

L'agriculture irriguée, et la riziculture en particulier, jouent un rôle important dans les politiques nationales de sécurité alimentaire, notamment au travers de la Stratégie nationale de développement économique et social (SNDES) et du Programme national d'autosuffisance en riz (PNAR).

Barrages de Niandouba et du Confluent

Dans les années soixante-dix, afin de réduire le déficit de production de céréales du Sénégal et de doper les moyens de subsistance des producteurs locaux grâce à l'agriculture irriguée, les autorités nationales ont décidé d'aménager le bassin de l'Anambé. Le bassin (qui couvre une superficie de 1 100 km²) s'étend en Haute-Casamance dans la région de Kolda dans le sud du Sénégal ; il est arrosé par le fleuve Kayanga et son affluent, l'Anambé. En 1984, un barrage a été construit à la confluence entre les deux rivières, puis en 1997 un second barrage a été construit sur le fleuve Kayanga, à Niandouba. Les barrages, appelés barrages de Niandouba et du Confluent, sont reliés et travaillent ensemble pour fournir l'eau de périmètres d'irrigation qui couvrent 5 000 hectares.

La région couverte par le bassin de l'Anambé compte sept communes rurales. L'aménagement de la région a remodelé les conditions de vie locales et a conféré à l'agriculture irriguée un rôle central, même si une forte tradition pastorale demeure au sein des populations qui vivent dans le bassin de l'Anambé.

La Société pour le développement agricole et industriel du Sénégal (SODAGRI) a vu le jour en 1974 comme société publique à responsabilité limitée chargée de la surveillance technique des aménagements par le ministère de l'Agriculture et responsable de la gestion des barrages de Niandouba et du Confluent et des périmètres d'irrigation associés.

Réduire les conflits fonciers grâce à la participation communautaire

L'accès à l'eau et l'utilisation des terres dans les périmètres d'irrigation est souvent source de conflit entre les agriculteurs et les pasteurs. Durant 2012-2013, la GWI en Afrique de l'Ouest a travaillé avec quatre communautés du bassin de l'Anambé pour promouvoir une meilleure appréciation et la mise en œuvre des accords locaux d'utilisation des ressources connus sous l'appellation POAS (Plans d’occupation et d'affectation des sols). La structure proposée de ces accords avait été énoncée dès 2008, mais rien n'avait été fait en termes de diffusion de l'information ou de renforcement des capacités pour les mettre en œuvre. Suite à nos travaux avec les communautés locales et avec SODAGRI sur le POAS, le nombre de conflits liés à l'occupation des sols a chuté de façon marquée dans les communautés concernées.

Évaluation des exploitants familiaux de riz

Nous nous sommes penchés sur les différents types d'exploitants familiaux qui produisent du riz dans les périmètres irrigués des barrages de Niandouba et du Confluent et, en particulier, sur les différences que présente leur manière de travailler et, par conséquent, en quoi leurs besoins diffèrent [lire le rapport]. Nous avons effectué des recherches analogues au Mali et au Burkina Faso et, en 2014, nous avons publié une synthèse des conclusions qui dresse une analyse comparative des trois pays.

Services de conseil agricole

Nos recherches sur les problèmes auxquels sont confrontés les riziculteurs familiaux ont fait ressortir deux domaines importants qui ont besoin d'être abordés pour soutenir la productivité et les moyens de subsistance des exploitants familiaux du Sénégal :

  • De meilleurs services de conseil agricole
  • Des organisations paysannes solides

Nous travaillons avec tous les acteurs concernés à l'intérieur du périmètre irrigué des barrages de Niandouba et du Confluent – y compris SODAGRI et les groupes de producteurs locaux – pour identifier les principaux défis associés à l'établissement de meilleurs services agricoles qui répondent aux besoins.

Pour plus d'information sur nos travaux, voir: Responsabiliser les exploitants familiaux

Une évaluation économique des barrages de Niandouba et du Confluent

Parallèlement à nos travaux avec les exploitants familiaux de riz, nous réalisons également une analyse économique des barrages de Niandouba et du Confluent pour évaluer l'impact qu'ils ont eu en tant qu'investissement national et en termes de moyens de subsistance locaux.

Nous entreprenons des analyses analogues au Burkina Faso et au Mali et cela nous aidera à dresser des comparaisons et à tirer des conclusions au niveau régional. Ces études font partie de nos travaux plus vastes en vue d'accroître la sensibilisation et de stimuler le débat sur la viabilité économique des périmètres à grande échelle d'irrigation intensive et leurs impacts sur les moyens de subsistance.

Pour plus d'information sur nos travaux, voir: Des investissements de qualité